Festival We love Green – Jour 2

Suite et fin de We love Green 2016.

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Je vous ai déjà partagé mes aventures du samedi. Voici la fin du festival avec celles du dimanche.

Superpoze

Reprise des hostilités tout en douceur avec Superpoze. Je connaissais peu la musique du jeune français, souvent associé au renouveau electro pop French touch avec ses potes Fakear et Synapson. J’accroche peu. Force est de constater que la prestation est bien faite, les prods sont belles et prenantes mais ca ne me parle pas.

Dam-Funk

Je me sens déjà plus proche de l’artiste suivant, le gourou G-Funk qui donne une seconde vie au son californien des 90s (Dre, Snoop, DJ Quik et consorts), j’ai nommé Dam-Funk. Armé de son laptop, un clavier et un vocoder, il balance ses prods et chante par dessus (belle voix d’ailleurs). Il prend également le temps de rendre hommage à Muhammad Ali et à Prince. Vincennes se transforme en quartier Westcoast le temps de son live. J’en profite pour vous recommander son récent DJ Kicks aux couleurs de sa musique, funky et délicieux.

Fatima Yamaha

L’artiste néerlandais est une de mes récentes belles découvertes avec son album « Imaginary lines ». J’avais mis le superbe titre « Borderless II » dans ma playlist d’avril. Le monsieur aime mélanger la house, le funk et la techno et ses titres séduisent le public (Busy P était aussi venu headbanger sur les sonorités du jeune homme).

Fatima Yamaha qui envoie Borderless II #welovegreen #music #festival #paris

A video posted by @memyselfandju on

James Blake

Un petit tour par Kelela que j’aime beaucoup et qui a irradié de sa belle voix la scène de la Clairière (sur les 2, 3 titres que j’ai pu voir). J’ai ensuite bougé vers la grande scène pour voir le prodige soul, James Blake. Avec une orchestration simple (un guitariste, un batteur et lui au chant et claviers), James livre la force de ses morceaux touchants avec une version accentuant les basses pour emporter la foule. Les déflagrations électroniques de ces instrus tranchent avec l’élégance de sa voix. L’ambiance reste calme mais le public apprécie la performance du jeune chanteur.

Lido

Encore un prodige avec le multi instrumentiste Lido. Il enchaîne ses productions en jonglant entre son laptop, sa batterie et ses claviers avec une telle décontraction et pourtant une chouette énergie. On a même le droit à un bout de son Life of Pablo revisité et un extrait de son EP avec Canblaster, « Superspeed ». Il confirme tout le bien que je pensais de lui.

Air

Je file voir les retrouvailles du duo français avec leur public. J’aime certaines de leurs morceaux mais je n’ai jamais été un des plus grands fans d’Air (trop planant pour moi, je ressens la même chose avec beaucoup de morceaux de Pink Floyd par exemple) mais là, leur live ne m’a vraiment aidé à aimer plus leurs sons. J’ai trouvé ça mou, bien faits (comme sur l’album) mais sans envolées ou adaptations pour le live. Quelques morceaux suffisent pour me dire d’aller voir une autre scène.

Diplo

Après un petit tour au Lalaland, la porte des enfers s’est ouverte pour la fin du festival : Diplo a ramené toute son EDM crado et vulgos pour satisfaire les kids en manque de sons putassiers. Sincèrement, j’aime beaucoup le travail de Diplo, sur son classique Florida, sur quelques morceaux de Major Lazer et même sur ses prods pour Bieber mais je lui en veux de se livrer aussi facilement dans un mix bas de gamme, affichant un mauvais goût flagrant. J’en veux aussi aux gens qui pensent « qu’il envoie et que c’est cool ». Non, son son n’est pas cool et tire la musique électronique vers le bas. Les goûts et les couleurs tout ça tout ça, oui je sais mais voilà c’était mon moment vénère. Je me réjouis en me disant que des types doués se construisent en opposition à ce son et proposeront des choses chouettes dans les années à venir.

Jacques

Sur le chemin du retour, je m’arrête pour profiter du son de Jacques. Malheureusement, la scène est minuscule, on voit rien et le diabolique Diplo couvre presque tout le son de l’artiste à la coupe de savant fou. Je me pose à côté pour boire un verre et kiffer d’une oreille la prestation.

Pas de PJ Harvey (sûrement loupé quelque chose, je connais quasiment pas la chanteuse) j’ai déjà bien profiter de ces 2 jours et je déclare mon festival fini. La saison a justement démarré et il me tarde d’enchaîner les prochains (Paléo à Nyon pour Chemical Brothers et les Escales à St-Nazaire pour plein de bons groupes).

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