Bring me The Horizon – There’s a hell I’ve seen it…

Chronique rédigée par Booooosss.

Avant propos: étant donné qu’à la Jubox on est fier d’être français, les deux premiers paragraphes qui suivent ne contiennent pas d’anglicismes. Ainsi, des termes qui te sont familiers dans la langue de Beckham ont été traduits dans la langue d’Hortefeux. Sauras-tu les retrouver ?

La Juboite te parle aujourd’hui de mort-noyau. Le mort-noyau est au confluent de deux genres majeurs de la décennie: le noyau dur et le métal mortuaire. A l’origine étaient des groupes pionniers comme « Alors que je gis mourant » qui mêlaient avec élégance les hurlements chantés(™) aux instrumentales tonitruantes.

Alors dix ans plus tard où en est le genre ? A-t-il évolué ? A-t-il stagné comme d’autres avant lui ? Le combo anglais de Bring Me The Horizon (BMTH) nous livre sa sauce, et la réponse est: RAWWWR !

//fin du passage loi Toubon//

There’s a Hell, I’ve seen it. There’s a Heaven, let’s keep it a secret.

Apporte moi l’horizon est un quintet grand-breton construit autour du culte de la personnalité de son chanteur Oli Sykes. Le groupe a explosé avec son deuxième album Count your blessing, puis le troisième Suicide Season. Ces deux itérations comptent pas mal de tout venant, mais aussi quelques perles de brutalité sur partition.

Avec ce quatrième volet de leur pérégrination sorti le 04 Octobre dernier, intitulé laconiquement There’s a Hell, I’ve seen it. There’s a Heaven, let’s keep it a secret, les minots rosbiffs s’ouvrent aux sonorités électro, dans la veine des Transplants à leur époque.

Il faut le reconnaitre: la diversité faisait cruellement défaut à leur deux précédents efforts. La plupart des morceaux compensaient leur manque d’inventivité musicalistique par une énergie et une fougue qui faisaient tenir le tout. Ca passe cric-crac.

Dans There’s a Hell, les gaminos se sont enfin sortis les doigts du UK et ont pondu des instrus clairement plus créatives et des paroles …. et des paroles.

Mêlant avec facilité les bombardements façon RAF aux nuances minimalistes d’une percussion électro ou d’une mélopée au piano, les fils de l’Albion muent. L’album n’en est que plus convaincant à tous les niveaux. Il évite notamment l’écueuil de TOUS les groupes indie-pop-rock de l’époque en n’intégrant pas de « nappes de synthé 80’s » .

Alors est -ce que cet album m’a plu ? Oui ! Efficace comme 40minutes de pick-and-go sous les poteaux. Précis comme un drop de 40m à la dernière minute d’une demi-finale de coupe du monde. Nos amis d’outre-manche vont se faire haïr des emo-kids de la première heure, mais vont se faire des potes parmis les plus vieux métaleux. Et finalement, la musique en ressort grandie.

Je vous laisse sur le Schlager « It Never Ends » extrait de Theres a Hell, avec un zombie de carnaval, une appendicectomie à la roulette à pizza et une infirmière tatouée.

Ils seront en concert le 22 Janvier 2011 à Paris au Bataclan.

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