Que devient Jay-Z à 40 ans ?

Jay-Z
J’ai longtemps hésité avant de vous pondre ces quelques lignes car le nouvel album de Jay-Z a déjà fait couler beaucoup d’encre mais j’apprécie beaucoup trop le boulot de Jay-Z pour ne pas venir rajouter quelques mots sur le sujet.

Je vous épargnerai la bio de Shawn Carter pour un condensé plus personnel. J’ai découvert Jigga avec son album « In my lifetime : vol.1 », repris son précédent album, le mythique « Reasonable Doubt » et ensuite suivi toutes ses sorties comme un feuilleton passionnant marqué par des bonnes sorties (comme « American Gangster »), des plus mauvaises (je pense à « Kingdom Come » ou « Blueprint 2 ») et encensé par des mythes, « The Black Album » et surtout « The Blueprint ». Parallèlement à sa carrière musicale, j’ai suivi les activités de businessman de Jay-Z et sa destinée de self-made man digne d’un film hollywoodien (je vous rappelle d’ailleurs cet article qui retraçait toutes les sociétés créées par le monsieur et qui font de lui le milliardaire que l’on connaît). Tout ceci pour vous faire comprendre que comme beaucoup de gens de ma génération ou qui suivent le rap depuis 15 ans, Jay-Z fait parti de mon patrimoine culturel de Hip Hop Lover.

La sortie du « Blueprint 3 », considérée comme un tremblement de terre un peu partout (chez Denisot, les Inrocks ou dans le milieu hip hop), est assez significative de l’ampleur que Jay-Z a actuellement. A mes yeux, cet album ne restera pas non plus parmi les pépites de sa discographie. Quelques morceaux sortent admirablement du lot, « D.O.A. (Death Of Autotune) », le single « Run This Town » et la merveille du CD, « Empire State of mind » en featuring avec Alicia Keys, véritable déclaration d’amour à New York City (thème central de la carrière du rappeur) mais la globalité de l’album assez fade. Finalement, le moyen « Blueprint 3 » n’est donc qu’un prétexte à cet article et à la question : que devient Jay-Z à l’approche de ses 40 ans ?

J’étais à New York lors de la sortie de « Blueprint 3 » (oui, je me la raconte un peu ^^) mais malheureusement pas au concert du 11/09 au Madison Square Garden. J’ai donc pu découvrir sur les affiches un peu partout dans la ville l’influence de Jay-Z. Le magazine XXL a fait sa couv’ avec le titre « Is Jay-Z bigger than hip hop ? ».

Ma réponse est définitivement oui, il est désormais dans un panthéon de la musique à tout jamais, il a réussit à réunir les fans de tout type de musique pour être une icône de la pop culture. Une référence revient plusieurs fois dans l’album et elle aiguille sûrement la suite de la carrière de Jay-Z : Frank Sinatra. Plusieurs points communs entre les deux hommes appuient cette comparaison : leur empreinte sur le monde de la musique est indéniable (en chansons désormais cultes ou en nombre de disques vendus), le passé de bad boy, ancien dealer, de Jay résonne avec les liens étroits entre Frank Sinatra et la mafia sicilienne, l’annonce de la retraite avant un retour en fanfare, Sinatra était un proche de Kennedy et Jay-Z est intéressé par des responsabilités politiques dans la ville qu’il ne cesse de représenter, New York, … Jigga semble jouer avec ces parallèles et s’inspire du mythe Sinatra pour bâtir sa propre légende.

Je lui souhaite une carrière aussi éblouissante que « The Voice » et je conclus avec la version live d’ « Empire State of mind » avec Alicia Keys, déjà posté par B mais qui vaut le détour.

Vous pouvez écouter le « Blueprint 3 » ici et la discographie de Jay-Z ici.

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